Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 18:34
Voici trois vidéos résumant une partie du voyage, depuis l'argentine jusqu'au Pérou, en passant par le Chili, la Bolivie, et le Brésil.
Enjoy!


Part 1:

Intro, Selma Expeditions, la route...



Part 2:
Salar d'Uyuni et mines de Potosi (Bolivie)

Part 3:
Amazonie Bolivienne, Amazonie Péruvienne, Vallée Sacrée des Incas...
Par oscaRaph
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 19:02
Deux mois et demi. C´est à quelques jours près le temps qu´il nous reste à voyager. Pour certains, ça parait énorme, mais pour nous qui voyageons depuis maintenant 9 mois et demi, c´est à peine de qui découvrir un pays comme le Pérou.
Nous partons a peine de Bolivie. Ce pays dont beaucoup nous ont conseillé de se méfier est l´un de ceux qui nous a le plus touché. Ce n´est sûrement pas la musique qui nous l´a fait apprécier, car pour ce thème, le Brésil l´emporte de loin. Par contre, c´est à coup sûr pour sa culture, pour la gentillesse des boliviens, pour le nombre élevé d´enfants, pour la diversité de ses climats et paysages...
Nous y avons découvert l´Amazonie, les tropiques et une partie des animaux qui y habitent, nous y avons découvert des déserts de sel hauts de 3600m d´altitude, des monts enneigés dont les pentes dévalent l´altitude jusqu´à un climat chaud et humide propre aux régions pré-amazoniennes, nous y avons vécu des moments inoubliables en compagnie d´une famille de musiciens plus que généreuse à La Paz, nous avons prolongé un séjour supposé long de deux jours sur une île paradisiaque au milieu de lac Titikaka, une île où les voitures n´existent pas, où l´ambiance sonore n´est faite que de vaguelettes, d´arbres qui frissonnent et d´hennissements disgracieux faisant sourire les surpris; une île ou des petits bon hommes se battent contre les préjugés des voisins pour construire une école d´art pour les enfants qui ne reçoivent qu´une éducation primaire, une île où la lumière de celui qui lui a donné son nom fait passer les jours comme s´ils n´étaient qu´une continuation de beaux rêves interminables...

Je me suis fait peur hier. Deux mois et demi seulement pour le Pérou, l ´Équateur, la Colombie et peut-être même le Vénezuela... Ne cherchez pas, c´est impossible!
Les conseils d´une magnifique personne rencontrée sur l´Île du Soleil m´ont rappelé à la réalité: "No te preocupas, solo disfrutas!"
Nous voilà donc en partance pour le Pérou, un pays riche en culture et traditions que nous nous interdisons de survoler comme si nous étions pressés, comme si demain était un jour meilleur et qu´il fallait se dépêcher d´y arriver.
Raphaël est déjà au Pérou, j´y serait dans la nuit de demain, direction Cuzco.
Je le retrouverais d´ici une semaine ou deux pour une expérience chamanique lors de la cérémonie de la pleine lune, en pleine Vallée Sacrée des Incas!

J´ai décidé il y a peu de voyager au jour le jour, et de surtout pas laisser l´illusion du temps gâcher mes derniers précieux mois. Peu importe si je ne vois pas la Colombie, ni l´Équateur, peu importe si la fin de se voyage ne se passe pas comme prévu. Je sais que je serais de retour aux côtés de ma famille qui me manque pour Noël, mais pour le moment, mon destin s´occupe de la trajectoire géographique de mon corps!

Moult photos à venir bientôt!

Love you all!

Oscar et Raphaël
 
Oscar Masselot
Blog voyage: magikroadtrip.over-blog.com
Skype: oscar.masselot
Par oscaRaph
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 20:46
C´est fou comme le temps passe, c´est fou comme à chaque fois que mon élan et ma motivation me poussent à partager notre vécu avec vous, je me rends compte du temps qui a coulé entre la dernière publication et le moment présent!
 
En effet, depuis Puerto Madryn, nous avons commencé un "nouveau" voyage. Les fortes dépenses des mois précédent nous ayant comme refroidi, nous avons donc du adapter notre voyage à nos resources financières.
Pour commencer, nous avons traversé l´Argentine dans sa largeur en stop, soit environ 600km. À notre grande surprise, il ne nous a fallu que 2 jours et une nuit à la belle étoile sur le bord de la route pour arriver à El Bolson.
Nous sommes retourné là-bas car la cordillère des Andes y est plutôt basse, donc traversable à pied. Après nous être procuré de la nourriture pour 4 jours de marche, en prévoyant large, nous nous sommes mis en route pour le Chili.
Nous avons commencé au sud d´El Bolson, au Parc National de Lago Puelo, où nous avons passé une première nuit, une des plus horribles du voyage. En pleine nuit, Raphaël me réveille et me demande de tâter le sol de la tente. J´exécute et me réjouit de le trouver plus moelleux que la normale, la fin de la nuit s´annonce parfaite. J´allais me rendormir, mais c´est à ce moment qu´il sort sa tête de la tente et m´annonce que nous sommes dans une flaque énorme. Découragé, je cherche à me rendormir, mais lui me dit qu´on doit bouger. Il sort en caleçon, et à entendre ses cris, j´imagine que le contact entre sa peau et les grosses gouttes froides n´est pas de plus agréable. Forcé d´y aller, je prend le temps de mettre un pull. Dehors, on pataugeait, l´eau s´infiltrait de tous les côtés et il a fallu un peu de temps pour déplacer la tente en hauteur ainsi que les sacs, situés a l´extérieurs, pris en sandwich dans une bâche qui n´a pas fait preuve d´une parfaite imperméabilité. 
Le lendemain, non seulement nous avions beaucoup d´affaires mouillés, mais en plus il nous était impossible de traversé la rivière comme prévu, enflée par de trop fortes précipitations.
Après 4km en arrière, nous trouvions la seule passerelle. Nous somme arrivés le lendemain à la gendarmeria du parc, pour faire tamponner nos passeports. Nous étions officiellement sortis d´Argentine. La prochaine étape, trouver les carabineros du Chili, situés à soit disant 4 heures de marche de là. Nous les trouvions le lendemain soir, après avoir marché toute la journée. En tamponnant nos passeports, ils nous renseignèrent avec certitude que 5 petites heures nous suffisait à atteindre le prochain village. C´est sûrement l´utilisation du quad ou des chevaux qui brouilla leur appréciations des distances, car après une journée de marche, et une fois la nuit tombée, nous n´avions vu qu´un fermier accompagnant une charrette tirée par deux gros boeufs. La lune était là pour nous éclairer et nous continuions de marcher, supposant que la route tant attendue n´était plus très loin.
Si nous savions que la route dont nous avions entendu parler était encore en construction, au milieu de nulle part, faite de graviers et de terre, nous aurions sûrement envisagé l'achat de nourriture au fermier que nous avions croisé il y avait de ça quelques heures.
Nous avons donc planté la tente dans la forêt bordant la route, sans avoir mangé. Le lendemain, c'est le bruit d´un moteur qui nous réveilla. Des militaires étaient là, chargés de construire la route, sûrement en contrepartie des atrocités qu´ils ont effectués sous le régime de Pinochet... Toujours est-il qu´un d´eux accepta de nous amener 9km plus loin à son campement, et qu´après 2 heures de marche et 20 min de stop, nous nous goinfrions de biscuits, fruits et autres. En allant acheter de quoi faire des sandwichs pour plus tard, Raph rencontra un mec qui voyageait d´ici une heure pour Llanada Grande, d´où il nous serait possible de prendre un bus jusqu´à Puerto Montt.
Nous voyagions donc dans une camionnette sur un chargement de planche, puis déchargions le tout dans un bateau pour traverser le lac. En arrivant de l´autre côté, un pick-up chargea les planches à bord, et nous étions à Llanada Grande 30 minutes après, où nous passions une des meilleurs nuits de ce voyage, sous 20kg de couettes!
Le lendemain matin, nous partions pour Puerto Montt. La ville en elle même n´est pas très belle et il n´y a pas grand chose à y faire, à part égarer une carte bleue, chose que nous réaliserions plus tard.
L´étape suivante, faire du stop jusqu´à Valparaiso. Après avoir marché en dehors de la ville, un camionneur n´hésita pas à freiner les dizaines de tonnes qu´il conduisait pour nous accueillir à bord.
Il était très sympa, et sa conduite rassurante, bien qu´il s´arrêtait toutes les heures pour fumer de l´herbe pure dans une canette de coca qu´il avait converti en bong.
Après plusieurs centaines de km, la nuit tombée, il nous averti qu´il allait devoir nous laisser car il était à côté de chez lui, et une nuit au chaud en compagnie de sa femme lui était nécessaire. Il nous promis de revenir nous chercher le lendemain à 6h30, et il nous laissa devant une embouchure d´autoroute. Après avoir fait une inspection des lieux, le seul lieu sûr fut une sorte de gros caniveau où nous décidions de dormir, à la belle étoile.
Au réveil, nous nous replacions sur le bord de la route et il se mit à pleuvoir... à quelques dizaines de minutes près, nous repassions la deuxième nuit la pire du voyage. Notre ami repassa et nous avança encore quelques centaines de km, après lesquels il bifurquait vers une direction qui n´était plus la notre. Après une heure de stop sans succès, un bus pour Santiago s´arrêta et nous décidions de nous l´offrir.
Dans la capitale, nous nous empressions de nous procurer des billets pour Valparaiso, suivant les chers conseils de ma marraine. Merci Anne-Marie! Cette ville à fait notre bonheur. Je me suis même étonné en réalisant qu´elle serait la seule dans laquelle je me verrai bien habiter... Construites sur des collines, les maisons de toutes les couleurs se marient à merveille avec le ciel bleu dépourvu de nuages. Ses rues, aussi colorées que la ville vue de loin sont comme des expositions gratuites et ouvertes à tous. Les murs sont des oeuvres d´art, et contrairement à celles que l´ont peut voir à Paris, elle ne sont pas juste éphémère... Elle dure, elle s´abîment avec le temps, elles sont respectées de tous et ne sont pas salies ou effacées sans raisons. 
Après quelques jours, nous décidions de partir en stop pour le désert d´Atacama, mais c´est là, devant le bus désiré, que Raphaël s´aperçu qu´il n´avait plus sa carte de crédit. Il nous fallu donc recontacter Carlos, un chilien rencontré sur CouchSurfing, pour qu´il nous héberge gratuitement. Il vint nous chercher près d´une église et nous emmena chez lui. Combien de marches, je ne sais pas, mais l´ascension était éprouvante, surtout avec les sacs. Carlos vit avec sa copine, dans la maison de ses parents émigrés au Canada. A peine arrivé, il nous invita à retrouver des amis à lui dans un bar. Ça faisait bizarre de boire, de respirer de la fumée, de sentir l´alcool nous enivrer. Sur le moment, ce n´était pas désagréable. Il nous fallu attendre le réveil du lendemain pour réaliser à quel point il est un poison.
Il nous fallu un jour pour récupérer. Nous en profitions pour faire opposition auprès de la banque de Raphaël ainsi que pour faire des courses, en vue du voyage qui nous attendait.
Le lendemain, cette fois, c´était le bon départ. Nous prenions un bus pour sortir de Valparaiso. Une fois arrivés au bord de la route 5, partant au Nord, il faisait déjà nuit. Nous tentions quand même le stop et c´est après une demi heure qu´un camion s´arrêta pour nous. Un évangéliste. La première question qu´il nous posa est la suivante:"Êtes vous gais?" La deuxième: "Êtes vous des bonnes personnes?" Après quoi il nous affirma qu´il aimait tuer les voyageurs en sacs à dos et qu´il était évangéliste. C´est peut-être pour cette raison que je préfère vivre sans la religion, pour ne pas être mêler à ce genre de personne égarées. Il allait au nord, à Antofagasta, à plus de 1600km de Valparaiso, et l´occasion était trop tentante pour l´abandonner. Nos 3 jours en sa compagnie avaient un prix: Nous ne pouvions dormir, je devais jouer de la guitare quand il le voulait (Il rigolait même en m´appelant sa radio!), et la cerise sur le gâteau, nous devions lui lire la Bible à tour de rôle. Au bout du deuxième jour, ça devenait très difficile. Les sujets de conversations épuisés, Raphaël tenta un: "T´as des animaux?" Question à laquelle il répondait par "Oui, ma femme!" en riant.
À Antofagasta, quelle joie que de sortir de ce cockpit. Nous n´en pouvions plus et ne voulions plus entendre parler de quelle religion qu´elle soit!
Après quelques heures, nous étions à Calama, grâce à un camionneur des plus sympathique, pour la simple et bonne raison que le silence lui était égal.
Calama n´était que transitoire, car notre but était San Pedro de Atacama, où nous arrivions le lendemain après deux heures dans le camion d´un argentin s´apprêtant à retourner au pays en traversant les Andes. Une fois dans le village, un cycliste au nom d´Hector nous arrêta et nous invita à venir dans son camping gratuitement. Il nous disait être un fils de Dieu ayant pour but d´aider son prochain. C´est Raphaël qui m´incita à accepter son invitation.
En arrivant dans son domaine, un genre de bidonville organisé, nous réalisions qu´il disait vrai. Nous restions donc chez lui gratuitement.
Durant une semaine là-bas, il perdit deux de ses chiens. Le premier, un chiot, n´ayant pas réussi à résister au froid nocturne du désert. Il l´enterra comme il se doit, prononçant des prières et nous invitant à former un cercle autour du défunt. La scène a été filmé par une française qui logeait aussi chez notre ami Hector. Elle et son copain chilien son des artisans, et voyagent à travers l´Amérique du Sud en vendant des bijoux, des colliers et d´autres fruits de leurs mains.
Le deuxième chien qui n´eut pas de chance était une femelle. Elle restait tout le temps attaché pendant qu´Hector et ses autres chiens partaient pour la promenade matinale. Un jour, alors qu´Hector nous invita à faire une petite promenade autour, je lui demandais d´emmener Solanch, la femelle. Il accepta et nous partions. Après 3 heures de marche, nous nous dirigions toujours vers le Nord, en plein désert, sous un soleil brûlant, marchant sur des cailloux, tachant tant bien que mal de suivre Hector qui refusait de s´arrêter. Il marchait comme une machine. Raphaël en tongs, avait mal au pieds... Moi en débardeur, aux épaules.
Nous décidions, une fois qu´Hector disparu de notre champs de vision, de rebrousser chemin, jusqu´au campement. Deux heures après notre retour, ce fut Hector qui revint, seul. Il nous affirma avoir perdu Solanch, ou plutôt que Solanch avait décidé de se perdre. Il ne retourna jamais en arrière, même s´il entendait son chien pleurer. "Elle à choisit de se perdre!" furent ses derniers mots.
Quand nous n´étions pas au campement, nous allions visiter les endroits touristiques aux alentours. Grâce à un stop de 20 min à la sortie du village, nous rencontrions deux chilienne motorisées qui nous firent visiter en un jour gratuitement tout ce que les pins-pins, pinsoutes ou touriste (c´est comme vous voulez) visitent en plusieurs jours à travers des agences coûteuses.
Dans la visite, des thermes aux alentours de 30-35º, le salar d´Atacama, et la laguna Cejar, grand lac salé où l´on flotte sans efforts, comme sur le Lac Rose du Sénégal que j´avais eu l´occasion de visiter plus jeune. Pour Raphaël, ce fut le moment fort de sa journée. Il faut dire que c´est sacrément chouette.
 
Après des adieux avec Hector ayant failli virer vers une prière générale la main sur la bible, nous partions en stop pour Calama.
De là-bas, nous nous renseignions pour le meilleur moyen d´aller à Ollagüe, à la frontière avec la Bolivie. Malgré les plus sincères conseils nous encourageant à retourner à San Pedro pour rejoindre la Bolivie par le sud, nous décidions de faire comme prévu, du stop sur une route déserte en plein désert.
En deux heures, nous étions à Chiu-Chiu, où nous restions plusieurs heures sur le bord de la route à regarder passer une seule voiture par demi-heure.
Après sage réflexion, nous décidions de retourner à Calama pour prendre le bus de 22h30. Un marchand de fruit nous pris dans sa remorque et nous enferma avec des bananes et des raisins, ces derniers succulents! Si nous savions avant de prendre la sage décision que le bus de 22h30 était en fait 3 jours plus tard à 6h du mat, nous ne serions peut-être pas revenu si prestement de Chiu-Chiu. Après une nuit dans le plus piteux des hôtels, dont les chambres sentaient le pipi de chat et le plancher était aussi gondolé que si le proprio imposait à ses pauvres félins de satisfaire leurs vessies à même le sol , nous retournions le lendemain en stop à Chiu-Chiu. Une autochtone nous affirma que les transports pour Ollagüe passaient le matin, vers 6h. Nous passions donc une journée à siroter du Whisky au bord de la route, nous n´avions rien à faire et les tempêtes de sable glaciales nous empêchaient de faire quoi que ce soit de productif.
Le soir, après une partie de carte dans la tente, éclairés à la bougie, nous passions une bonne nuit. Il était bizarre qu´elle ait été si bonne, car la température extérieur était largement sous 0ºC. La doublure de la tente était solide et craquait au moindre mouvement, laissant échapper des petits flocons de glace.
Nos mains étaient gelées. Une bouteille d´eau que je laissais posée sur un muret le temps de ranger gela en quelques minutes... Impressionnant!
La première voiture qui fit son apparition était la bonne. Une famille bolivienne habitant au Chili se rendait au pays pour l´enterrement de la grand-mère. Ils nous emmenèrent jusqu´à Ollagüe, que nous imaginions ville, mais qui se trouvait être un minuscule village dont le nombre de wagons de trains dépassait largement celui des habitants: Il n´y en avait que 70.
La ville était déserte et les tempêtes de sables insupportables. Je découvrait mon masque de plongée plus efficace contre les grains de sable que contre les fuites d´eau. Raph rencontra un homme qui lui offrit un tour de quad dans la ville, une maison déserte sans fenêtre pour passer la nuit en attendant le bus pour Uyuni du lendemain, ainsi qu´un repas à 2000 pesos chez lui. Nous acceptions tout ça avec enchantement. Cette ville fantôme nous plu beaucoup. Des trains abandonnés, des ruines partout, une salle des fêtes dans laquelle nous avons tournée une pièce que vous découvrirez dès que la vitesse d´internet nous le permettra, un terrain de jeu désert...
Après avoir mangé, la cuisinière nous offrit une douche. Nous revenions plus tard pour la prendre, pendant que son mari faisait le pain pour le village. Nous lui achetions 4 petits pancitos tous chaud que nous dégustions avec un oeuf au plat offert par sa femme. Elle nous offrit aussi le thé, puis un petit chocolat et un bonbon chacun. En apprenant que mon réveil n´avait plus de piles, elle m´en offrit une, et en nous voyant partir de chez elle dans la nuit, elle nous supplia de venir la trouver si le froid était trop insupportable. Un accueil des plus chaleureux, un chouette petit bout femme.
Le lendemain matin, nous trouvions le bus pour Uyuni. La ville était très animée. Nous découvrions la tenu vestimentaire des boliviennes et elle m´amusait beaucoup. C´est l´effet du chapeau melon je crois.
Le lendemain, en voulant retirer de l´argent, on nous apprit que la ville était en blocage, car le gouvernement venait de repousser le projet de bétonnage de la route entre Uyuni et Oruro de 10 ans. Pendant 5 jours, nous allions manger des pizzas dans un restaurant ouvrant clandestinement, où deux petits gosses faisaient à manger. Il ne savaient pas servir le café au lait et les demandes de mon ami ne les incitèrent pas à tenter l´expérience.
Une fois le barrage levé, le gouvernement ayant accepté de libérer le budget nécessaire pour la route, nous prenions un bus pour Tahua, petit village au pied du volcan Tunupa.
Nous traversions donc le salar d´Uyuni, immense désert de sel, et arrivions à Tahua un peu avant la nuit tombée. Nous trouvions hébergement dans l´hôtel que Juana tenait, accompagnée de ses deux enfants, après avoir réussi à baisser le prix de la nuit de 75$US à 40 bolivianos, soit à peu près 10 fois moins.
Le lendemain, réveil à 6h pour commencer l´ascension à pied du volcan Tunupa, dont le sommet est à plus de 5400m. Nous commencions au niveau de salar, à 3660m, et déjà nos poumons nous faisaient mal. Il n´y avait pas d´air, seulement quelques lamas et des mouches.
Après chacune des pauses que nous nous accordions pour retrouver un battement de coeur dans la moyenne, c´était super... Les premiers pas remettaient en confiance... C´est à partir du 5ème que la souffrance revenait, et au 7ème, je sentais mes tympans vibrer au rythme de mon coeur.
Pendant une pause, nous pensions aux concerts de silence du film "La Belle Verte" et décidions ne nous en offrir un. Aussi haut, on entend rien, seulement un souffle de vent léger qui accompagne une mouche dans son envolée. Je n´ai jamais rien vécu de si reposant! Le sommet, nous n´avons pas pu l´atteindre, car un groupe de rochers nous barrait l´accès, mais quelle satisfaction tout de même de nous savoir au dessus du Mont-Blanc (4807m).
 
Le retour en bas n´était pas si rapide. Nous retrouvions notre lit une fois la nuit tombée depuis plusieurs heures, après avoir dégusté un steak de lama préparé par Juana.
Nous devions encore une fois passer une courte nuit, réveil à 6h, pour grimper dans le seul transport par semaine sortant du village, un camion ramassant les bouteilles de bière Huari vides. Nous étions les premiers à nous installer, et le chauffeur nous conseilla le coin, sur les caisses de bières, là où le vent ne mord pas autant.
Après une heure, le camion était presque rempli. Que des autochtones, des mamies, des papis, des couples, des enfants, des bébés, tous emmitouflés sous des couvertures en laine de lama ou d´alpaca. Avant le levé du soleil, un froid intense et presque insoutenable si l´on arrive pas à se défaire mentalement de nos pieds gelés. Une fois le soleil levé, toujours ce froid, mais il offre au paysage une lumière magnifique, ce qui aide à oublier les douleurs que le temps glacial nous procure. Il faut attendre plusieurs heures avant de sentir les rayons du soleil.
Après un arrêt dans un village, une mamie accourt jusqu´au camion avec une brouette remplie de marmites. Elle m´apprend que c´est 8 B$ par portion, servie sans cuillère dans un sac plastique. Ce n´est pas mauvais, mais trop copieux. Nous offrons donc nos restes autour de nous, pendant qu´un homme distribue des poignées de feuilles de coca à tous le monde. La coca m´anesthésie la bouche, mais le goût ne me déplaît pas.
En tout un voyage de 10h, sûrement le plus folklo du voyage.
Nous sommes passés à Oruro après ça. Il n´y a pas grand chose à y faire, et c´est pourquoi nous sommes partis à Potosi, visiter les mines. Nous avons du passer par une agence, mais nous avons insisté pour faire la visite en espagnole, grâce à laquelle nous avons échappés au groupe de français n´ayant comme seul sujet de conversation la cuite de la veille. Nous sommes d´abord passé au marché des mineurs et avons acheté des cadeaux pour eux. Ils ne gagnent que très peu par mois et doivent en plus de ça acheter eux mêmes leurs outils. Nous avons acheté une livre de feuille de coca (leur repas de la journée), des clopes fortes, de l´alcool potable à 96º (C´est ce que dit l´étiquette), et bien sur, des bâtons de dynamites. Le set de dynamite complet comprenant le bâton, le détonateur de mercure, la mèche et le nitrate de sodium coûte en tout 15B$, soit 1€50. Tout le monde peu en acheter, aucune autorisation requise. N´importe quel touriste peut s´en procurer.
 Ensuite, nous sommes partis nous habiller, bottes, combinaisons, casques, masques filtrant la poussière et lampes frontales, puis nous sommes partis jusqu´à la mine. Dedans, il fait un noir complet, pas un bruit. Parfois, on voit quelqu´un passer au dessus de nos têtes avec une brouette, en funambule, sur une fine planche en bois. Le guide nous donne des ordres. Quand un fourgon arrive, il n´a pour freins que les trois mineurs qui le dirige, il faut donc être vigilant. Quand il est plein, et nous avons mis la main à la pâte, c´est 400kg sur des rails rouillés qu´il faut pousser. Il faut bien mettre les mains à l´intérieur, car les parois de la mine sont parfois étroites, parfois très basses, il est donc facile de s´amputer de quelques doigts. En quelques minutes, nous sommes en sueur, essoufflés par l´altitude et par la poussière que lève la vitesse du fourgon. Les mineurs, eux, font ça une dizaine de fois par jour, sur des centaines de mettre dans la mine. Certains d´entres eux n´avaient que 15 ans.
Au restaurant que nous avons mangé en compagnie du guide dont le père et les frères sont mineurs, j´apprend qu´un mineur n´arrête de travailler une fois qu´il ne peut plus respirer. Certains d´entres eux n´ont rien d´autre à faire après et vivent dans la misère, avec une santé déplorable.
Aujourd´hui, nous sommes à Sucre, la capitale constitutionnelle du pays, où nous attendons le départ d´un bus pour Santa Cruz, d´où nous partirons voir un Parc National... Assez de la ville!
 
Il ne nous reste que quelques mois, un peu moins de 5, pour voir le Pérou, l´Équateur, la Colombie, peut-être l´Amérique Centrale, peut être les Caraïbes... Tout dépendra du meilleur endroit pour faire du stop maritime et rejoindre l´Europe en moins d´un mois de navigation!
 
De toutes les manières, on a découvert que prévoir trop à l´avance n´aide en rien si ce n´est à se restreindre, alors on verra bien sur le moment!
 
À la prochaine, j´éspère dans pas très longtemps, ça racourcirait peut-être un peu l´article!
 
Love you all!
 
Oscar
Par oscaRaph
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 21:51
Par oscaRaph
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 20:09
Par oscaRaph
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 02:22
A mes très chers il s'en est passé du temps depuis nos derniers écris...
Pour ma part cela fait presque 6 mois que je n'ai pas inscrit quelques mots sur cette page mais j'espère vous avoir rassuré avec nos photos..
Si notre rapport à pris du retard sur ce site la belle évolution que nous avions entamés en revanche suit toujours son cours. De rencontre en rencontre nous avançons vers de nouvelles surprises qui nous émerveilles toujours autant.
La dernière rencontre en date fut celle d'un capitaine polonais à Ushuaia qui accepta il y a deux semaine de nous offrir notre première expérience maritime dans les eaux de l'Atlantique sud. Dans ce petit port du bout du monde tandis qu'un nouvel hiver australe pointait son bout du nez gelé nous avons persisté chaque jours contre vent et marée pour vivre cette expérience qui fut à notre image; formatrice et déclencheuse de projets!
Nous avons eu le privilège de suivre les récits de Sépulvéda dans leurs contexte originaux. Au départ d'Ushuaia nous avons mis le cap sur Puerto Williams (ville la plus au sud du monde) pour une escale administrative puis durant une première semaine nous avons caboté (longé la côte) entre les innombrables îlots chiliens en compagnie des glaciers, de quelques pingouins retardataires, de phoques curieux et d'éléphants de mer feignants et gueulards...
Arrivés à Punta Arenas nous avons décidés malgré notre niveau monétaire plus que bas de continuer l'aventure sur le "Selma expédition", les vagues du pacifique nous avaient donné un avant goût trop tentant de ce que signifiait naviguer sur un désert mouvant. Le choix fut rapide et l'occasion trop rare pour refuser de se serrer un peu plus la ceinture en échange d'un passage par le détroit de Magellan avec plusieurs types de dauphins avides du même jeux pour rejoindre ensuite l'océan Atlantique en usant plus de nos deux mâts que de notre moteur...
L'équipage était une autre expérience tout aussi émouvante dans tous les sens du terme. En effet nos 7 polonais avaient tous des facultés surprenantes et le passage de la culture argentine à celle de la pologne sans trop de transitions fut à tout point de vue inoubliable!
Après avoir élaboré l'ébauche d'un dictionnaire polonais et réglé nos tympans à cette langue aux apparences plus que rustres nous avons partagés des moments qui resterons inoubliables de simplicité et de découvertes constantes.
L' Océan quant à lui nous a offert la même dose de surprise. Après le passage de plusieurs hauts les coeurs nous avons pu savourer les multiples facettes de ce monstre schizophrène tantôt caressant tantôt fracassant! En une minute son allié le vent pouvait réveiller en lui une colère bien profonde qui ne demandait qu'à faire surface et qui balançait comme un jouet nos 30 tonnes et nos 20 mètres de long en nous crachant au visage les reste d'une vague  balayeuse...Dans ces moments là il n'y avait plus de frontières entre nous, nous étions 9 petits êtres humains  dans le ventre de notre vaisseau et grâce à l'expérience de notre capitaine nous nous amusions de ces vents puissants en gonflant nos voiles et par le biais de notre vitesse nous traversions toujours les faussés creusés par ces vagues élancées.
 
Aujourd'hui nous voici à puerto Madryn avec dans notre sac un autre compte encore un peu vide mais qui ne demande qu'à gonfler; celui de nos premiers 1200 miles sur l'océan. Avec ce premier brevet nous allons pouvoir réitérer l'expérience et continuer de mordre l'horizon.
 
Sachez que malgré notre petit déficit nous avons de nombreuses astuces pour voyager sans trop de frais et que quoi qu'il en soit nous sommes désormais bien plus riche qu'au départ!
Je ne sais pas quand sera mon prochain courrier mais il vous faut savoir que votre soutient par vos commentaires sont pour nous un doux régal et constituent un ingrédient dont nous ne pouvons pas nous passer pour faire de ce voyage une bonne recette.
 
¡¡¡Hasta pronto compañeros!!!
 
Bien à vous,
          Raphaël.
Par oscaRaph
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 23:56
Mille excuses auprès de nos fidèles lecteurs (Chapeau s´ils le sont toujours!). Nos aventures ont été tellement prenantes que le temps passe sans se faire remarquer. Nous allons bientôt dépasser la barre des 6 mois, la moitié du voyage... Ça fait  un bout de temps que les deux âmes que nous sommes errent deci delà du continent sud-américain... Qu´ont elles fait jusque là? Haha, ma patience ne me permet hélas pas de détailler ces deux derniers mois dans leur intégralité, mais elle se réjouit de vous balancer dans un dialecte simpliste de la langue française des mots pour vous en donner un bref aperçu:

Mendoza, nous faire rafting, avoir grosses vagues et eau glaciale descendant des Andes,  pendant 5 heures, beaucoup rigolo.
Nous nous séparer, Raphaël et soeur à lui à Malargüe, moi à Bariloche, deux jours dans ville, bon chocolat mais trop touristes, moi faire trek solo 3 jours dans montagnes, premier jour sur plat, nuit au bord rivière, deuxième jour moi monter vers refuge mais arriver tôt  moi décider continuer marcher. Une heure après, moi découvrir que chemin que plan indique pointille sur montagne, 5 heures montée, gros soleil, grosse fatigue, gros cailloux et taons très embêtants veulent dévorer mollets, guitare beaucoup grosse et lourde mais moi pas vouloir l´abandonner, moi arriver sommet et crier waaaaaaaaaaahhhhhhhooooooooo! car moi voir sommets enneigés, lac en bas, des forêts vertes, tout très joli mais appareil photo pas fonctionner, moi garder vue dans tête.

Moi descendre dans vallée, beaucoup bien dans sable, et moi croire descendre lune en guimauve. Bientôt nuit, alors campement improvisé bord de rivière, eau fraîche et bonne pour boire mais trop froide pour laver moi. Moi faire feu et riz que moi manger croquant enfermé dans tente car 4 animaux noires roder autour... Loups, gros chiens, bêtes Gévodan, moi pas savoir et rapprocher lampe et couteau pendant nuit.
Lendemain, moi réaliser que être dans cuvette, moi devoir remonter autre montagne pour sortir de là. Deuxième montagne pire que première, car cailloux et sable embêtant à monter. Taons toujours attaquer, moi vouloir les taper mais manque de tomber, bientôt plus d´eau!
Couple israeliens donne eau à mi-chemin et indique à moi refuge et remontée mécaniques. Idée enchanter jambes à moi, elles danser la samba! 4 heures marche, parfois moi devoir escalader, guitare vraiment mauvaise idée et elle étonner gens.
Moi redescendre jusqu´à station ski, et auto stop pour El Bolson.  Là, auberge déjantée, égyptien boire beaucoup et devenir très maladroit, propriétaire paraître défoncé lui se perdre dans explications, américains cuisiner, australienne jouer beaucoup flûte car elle avoir beaucoup flûtes différentes dans grand sac toujours sous le bras, argentine jouer charango très très bien et moi jouer guitare.
Après semaine, moi croiser Raphael par hasard, nous boire bière et déjà dire au revoir. Travailler dans ferme bientôt, un mois sans voir nous.
Travail dans fermes très bien, moi avoir été apiculteur, abeilles piquer oreille gauche deux fois à travers chapeau spécial, moi voler beaucoup miel, moi aussi construire maison, faire briques en terre, faire enduit avec crottes de cheval, récolter beaucoup fruits, beaucoup légumes, moi manger autant qu´éléphant de mer être pas beau, moi voir aussi moutons égorgé pour viande, beaucoup sang, beaucoup laine, beaucoup bon au barbecue.
Moi aller El Chalten, attendre Raphaël une semaine, composer beaucoup musique, mais moi perdre passeport et carte crédit car moi dormir à l´envers dans bus... Moi embêté mais moi prendre chose en main, appeler entreprise, aller chercher dans bus à entrepôt et trouver papier perdu.
Quand moi retrouver mon copain, lui malade comme un chien et beaucoup poilu du menton. Lui ressembler homme cromagnon, moi beaucoup rigoler. Lui beaucoup malade, pas pouvoir avaler car gorge beaucoup douloureuse. Lui faire grimace en mangeant et moi encore plus rigoler, alors lui aller chez docteur. Revenir content car docteur faire deux piqûres dans fesses et ça faire beaucoup bien à mon copain.
Nous aller El Calafate voir grand glacier. Vieille glace être bleue et grande montagne de glace tomber dans eau. Beaucoup vague beaucoup bruit et nous content!
Nous après prendre bus pour Ushuaïa, ville sud sud sud du monde. Faire beaucoup froid et nous rencontrer petit homme à béquille. Pas facile pour petit homme à béquille marcher mais lui quand même beaucoup voyager. Petit homme à béquille voir beaucoup Afrique, lui habiter Canada et venir Ushuaïa pour rencontrer dernière femme de tribu locale car petit homme à béquille être anthropologue et ça intéresser beaucoup lui. Quand petit homme à béquille raconter histoires, nous beaucoup aimer. Nous aussi nous demander pourquoi lui voyager alors que pas facile à béquille, et que beaucoup gens bonne santé dans notre pays rester chez eux.
Nous respecter beaucoup petit homme à béquille!

Nous après rencontrer Capitaine Tomik sur grand bateau rouge. Bateau s´appeler Selma et Capitaine Tomik dire "elle" pour parler du bateau. Ça être marrant. Lui aller bientôt Punta Arenas et Puerto Madryn. Nous vouloir aller pacifique mais plus saison pour bateaux. Nous alors marins pour Capitaine Tomik. Nous devoir donner beaucoup petites pièces et billet mais nous pas tracas pour petites pièces et billets car ça pas être voyage mais petit détail dans aventure.
Capitaine Tomik être polonais et reste équipage aussi être polonais. Un fumer pipe et ça sentir très mauvais quand moi malade, un rire fort et  parler mal anglais et un parler beaucoup polonais pour faire rire autre polonais. Une pas beaucoup manger et pas parler anglais, elle toute blanche mais gentille, un autre être jeune et beaucoup rigolo. Rêve à lui être avoir ferme et poulet, un tracteur et tronçonneuse. Lui beaucoup fou et rappeler ami à nous. Une autre avoir dents noires et sentir mauvais quand elle donner ordre de près, mais ça pas grave car dehors être bien. Dans îles au Chili, beaucoup glaciers, beaucoup albatros et beaucoup phoques. Même avoir dauphins jouer autour bateau et ça beaucoup rigolos. Dans îles pas beaucoup vent et tout le temps moteur. Nous apprendre beaucoup avec Capitaine Tomik, lui être très gentil et avoir beaucoup expérience bateau. Lui aussi beaucoup aimer nous et ça être bien.
Quand nous arriver Punta Arenas, nous décider rester jusqu´à Puerto Madryn car nous vouloir voir grandes voiles blanche de Selma encore inconnues pour nous. Nous voir beaucoup dauphins mais eux disparaître quand loin des cotes. La bas, beaucoup vent et beaucoup vague, bateau bouger beaucoup et Selma être penché tout le temps, elle jamais se redresser. Nous devoir apprendre à vivre de travers et ça être difficile, surtout quand moi être malade et vomir beaucoup beaucoup. Tout ce que moi manger ressortir 20 minutes après. Ensuite moi me sentir bien et beaucoup faim. Moi remanger et nourriture ressortir 20 minutes après. Ça être difficile et coûter beaucoup nourriture. Moi plus manger bonne chose car moi pas vouloir gaspiller. Moi habituer quand Selma bouger après 5 jours mais toujours difficile être marin car pas douche sur bateau. Nous beaucoup sale et sentir mauvais. Dehors être plus chaud car nous remonter vers ligne qui coupe Terre en deux. Nous rigoler dehors beaucoup beaucoup mais grosse vague éclabousser nous.
Nous aujourd´hui être Puerto Mardyn et beaucoup vêtements lavés.

Moi espérer que vous comprendre pourquoi moi écrire comme ça. Ça être plus rapide et beaucoup rigolos écrire.

Moi aimer vous tous et nous bientôt mettre photos car appareil photo nouveau depuis Ushuaïa.

Oscar




Par oscaRaph
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 21:25
Voici des nouvelles de la compagnie... Enfin!
Certains nous ont fait part de leur impatience et nous leur demandons de nous pardonner!
 
Après Ouro Preto, nous avons fait escale sur l´île de Santa Catarina, où nous avons fait du camping sauvage. Nous avions établi le campement dans des bosquets au bord d´une rivière, laquelle se jetait dans la mer salée à quelques trente mètres plus loin!
Nous avions acheté une bâche orange qui nous servait de toit et la pluie au petit matin nous à réconforté quant à l´utilité de l´achat!
Lagoinha de Leste... C´est le nom de la plage où nous étions... Une plage accessible qu´après 2h de marche dans les collines et les forêts de jungle du sud de l´île!
La quantité de nourriture prévue ayant du s´adapter au poids maximale que nos dos nous autorisaient à porter, nous n´avons passé qu´une seule nuit là-bas. Mais le goût de cette nuit, le goût de l´aventure et de liberté qu´elle nous procura vint accompagnée d´une forte envie de recommencer plus équipés!
 
Après un retour à la civilisation, nous mîmes cap vers le sud, plus précisément vers l´Uruguay, où un ami de mon procréateur (Papa, pour les intimes!) habitait une maison à Punta Del Este!
Comme par habitude, il nous fut impossible de trouver un bus direct, et une escale d´une journée à Porto Alegre s´imposait à nous.
Arrivés au port de la joie, cette dernière n´y régnait pas. En période de vacances, tout le monde s´échappe... Tout le monde, ou devrais-je dire tous ceux qui peuvent se le permettre!
La ville que nous découvrîmes sous un caniard sans nom nous exposa une pauvreté rarement rencontrée... Des rats morts dans les caniveaux, des pigeons éventrés par des bolides abritant les quelques riches qui subsistaient à la ville, des infirmes à tous coins de rues, certains vendaient des babioles créées de leurs propres mains, ces dernières qui manquaient à d´autres se retrouvant sans rien...
Dans tout ça, il y avait aussi les prophètes, une centaine de gens vêtus de bleu visible à chaque coins de rues, imposant la vérité de leur foi aux enfants démunis, déposant leurs tractes sur des corps endormis et accostant avec joie les plus faibles d´esprits!
Cette ville fait mal à voir, tout comme ceux qui rêvent d´avoir!
 
Après une journée chargée d´émotion, vint l´heure des adieux... Des adieux au portugais si mélodieux, si sensuel et si facile. Nous devions maintenant creuser dans nos têtes et trouver à chaque mot son équivalant castillan.
 
Punta Del Este, et on nous avait mis en garde la dessus, c´est comme St Barth en espagnol. Plein de snobisme, de petits papis en belle voitures accompagnés de leurs blondes aux bijoux dorés. La mode là-bas, c´est le bateau, la voile, les yachts, la musique techno le soir et des filles toutes belles à voir!
Arnaud, l´ami de Papa, qui a un coeur aussi gros que sa voiture, nous accueilli à merveille!
Il nous a offert une multitude de restaurants, de bonnes cuisines et de bons vins. Il nous prêta même les clés d´une voiture qu´il qualifiait "d´aspirateur à gonzesses"! C´était une Peugeot décapotable, et il nous était difficile de cacher notre honte sur les premiers kilomètres, car par principe, un voyageur en sac à dos marche, galère, attend, fait du stop mais ne se la pète pas...
Nous devions alors faire un travail sur nous même et oublier cette honte que nous nous imposions. Nous restions Raphaël et Oscar, nous savions qui nous étions et le regard des autres nous passeraient dès lors au dessus de la tête, sous le nez ou à travers quelconque partie de l´anatomie humaine qu´elle soit.
Cette aspirateur fonctionnait d´ailleurs pas mal, mais comme le Yishin Maru, il ne faisait guère le tri sur ce qu´il ramassait. Nous nous retrouvions donc quelques fois avec trois nanas derrière excitées comme des puces à l´idée d´avoir été prises en stop dans une décapotable, à Punta Del Este.
Si elle savaient mieux observer bien sur, elle auraient vu que sous la belle carrosserie se cachait des suspensions et un moteur fatigués, et auraient senti que nous n´étions pas les frimeurs qu´elles aimaient s´imaginer!
Cette rencontre nous value de jouer les taxis...
 
Nous nous en foutions!
 
Après quelques jours, Raph prit un bus pour Buenos Aires où sa soeur Florine arrivait le lendemain. Je restais en tout une grande semaine chez Arnaud et adorais au bout de ce séjour retrouver la route comme je la connaissais, à pied, en bus ou en stop!
 
Après un bus puis un bateau, j´arrivais au port de Buenos Aires où l´ami était venu me cueillir!
Après quelques jours dans la capitale charmante si l´on fait abstraction du bruit des moteurs et de leurs douces vapeurs, cap vers le Nord. Nous voulions descendre l´Argentine donc autant commencer au début.
 
Jujuy, fut notre point d´arrivé après 22h de bus. D´ailleurs, nous nous sommes surpris à apprécier les longs trajets interminables... Ils nous laissent du temps pour lire, regarder le paysage, dormir, parler... C´est très paisible. Si un voyage dure moins de 10h, c´est à peine le temps de finir un bouquin et de faire une sieste... C´est embêtant!
Florine, débutante à ce niveau là, ne la pas vécu de la même façon, mais nous supposons qu´elle s´y fera, comme nous, avec le temps!
 
Arrivés à Jujuy (Prononcé Houhouille en aspirant les "h"), une petite auberge nous accueilli.
Après une visite le lendemain dans les montagnes aux 7 couleurs (voir prochaines photos!), nous avions déjà envie de repartir. Ce n´est pas la région qui nous value cette décision, mais plutôt l´auberge... Ou devrais-je dire les auberges...
A part une ou deux exceptions depuis le début du voyage, toutes cherchent à s´adapter au mode de vie occidental, pour plaire à ces touristes qui partent loin de chez eux sans trop vouloir s´en écarter, ceux qui voyage dans la distance mais ne touchent en rien leurs habitudes...
Nos portefeuilles et carnets abondent d´adresses e-mail échangées sur la route, mais nous savons fort bien que nous ne recontacterons qu´un petit 3% de ces âmes. Nous ne savons même plus qui sont les autres 97%!
Échanger son mail doit être une coutume occidentale visant à ne pas décourager ces industries qui s´efforcent à faciliter la communication!
 
Après deux jours, nous décidions donc de renouveler l´expérience du camping sauvage, mais cette fois plus équipés! Après des grosses courses de nourriture, nous partions au bord d´un lac repéré sur une carte de la région, en vue de trouver sur ses rives un campement digne de nous accueillir 4 jours.
Mission accomplie, nous l´avions trouvé! Malgré une faune aussi hostile que la flore, l´endroit était parfait.
En effet, les moustiques y piquent à toutes heures de la journée, aidés par des mini-moucherons qui mangent littéralement la peau, jusqu´au sang, ces plaies qui au bout d´un jour démangent énormément.
La flore quant à elle nous à rentré en moyenne une épine dans les pieds tous les 5 pas et les branches nous ont égratigné le dos plus d´une fois
Quand à elle, la chaleur étouffante et sèche nous poussait à sauter dans le lac pour stopper l´ébullition de nos cervelles.
Vous devez sûrement penser: "Les pauvres!" et compatir en notre malheur, et vous avez raison, car sur notre rocher, nous surplombions le lac et l´accès à l´eau ne pouvais se faire qu´en sautant, au choix, de 1 à 7m de hauteur. La température de l´eau subissait le même effet que nos cervelles et ne rafraîchissait guère. Nous devions donc sauter à intervalles réguliers pour ne pas flamber. Le plus dure, c´était le soir, au bord du feu, lorsque nous sirotions une bière en regardant notre dîner cuire... Je ne peux trouver mot pour décrire cette horreur... Le théâtre des ténèbres!
 
Avec les subsistances, nous parvînmes à survivre deux jours de plus que les 4 prévus, et au retour, nos pouces nous aidèrent à arrêter une voiture qui nous transporta sur les quelques kilomètres qui reliaient notre campement à l´arrêt de bus...
 
Après une courte escale à Cafayate, nous voici désormais à Cordoba, plus grande ville étudiante du monde d´après le guide du compère. Nous allons y rester quelques temps avant d´entreprendre le prochain mouvement à suivre!
 
Petit message au lecteurs, Raphaël ne se trouve toujours pas la patience à la rédaction d´articles pour ce blog, mais sachez que nos magnifiques photos ne seraient pas là sans lui, étant donné que je dois prendre à peu près une photo mal cadrée toutes les semaines...
Ce voyage est le nôtre, il s´occupe des images et moi des lettres et ces deux domaines sont nos seuls moyens de partager avec vous ce que nous vivons.
 
A toutes et à tous, nous souhaitons une bonne journée, une bonne soirée, au travail ou en vacances... En fait, où qu´elle soit, faites qu´elle soit bonne!  
 
 
Par oscaRaph
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 22:48
Voici une petite vidéo de notre ami Paulo.
Nous tenons par la même occasion à remercier les personnes qui ajoutentdes petits commentaires aux articles que nous postons sur le blog, aux autres photos et vidéos. 
Ça fait très plaisir à lire!

Lots of love!

Oscar et Raphaël!



Par oscaRaph
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 16:38
Par oscaRaph
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 20:30

Oi a compania!

Pas moult temps pour donner des nouvelles, mais tout de même quelques minutes pour vous souhaiter à toutes et à tous un Joyeux Noël  et une super année 2009.

Pour nous elle a commencée à Porto de Galinhas dans les vagues devant un coucher de soleil magnifique avec deux caïpirinhas dans Le sang. Nous nous battions avec celles sur lesquelles les surfeurs se baladaient, tout en évitant ces derniers qui semblaient ne pas toujours nous voir!

La soirée du nouvel an en elle même n´était pas extraordinaire. Nous étions fatigués de la journée, et puis sur un an de pure liberté, c´et quoi un nouvel an? On sait même pas quel jour on est, alors de nous savoir en 2009, mon compère et moi nous en tamponnons le coquillart !

La vue de la côte brésilienne survolée d´artifices valait tout de même le coup, et la foule vêtue de blanc était belle à voir, même si beaucoup trop de touristes à mon goût...

Nous sommes maintenant retournés vers le froid du Minas Gerais où il fait tout entre 20 et 25°c. Ça nous oblige à porter le t-shirt que nous avions oublié dans nos valises durant quelques semaines.

Le voyage pour le Sud était long: 2h de bus de Porto de Galinhas jusqu´à Recife. Après  9h d´attente, nous avons quitté la capitale du Pernambuco pour retrouver Rio de Janeiro 36 heures après, puis y patienter 9h . 7h de bus pour Belo Horizonte, 1h d´attente là bas puis 2 heures finales pour arriver à Ouro Preto...

Un  total de 47h de bus, 19h d´attente, soit un périple de 66h (plus de 2 jours et demi) à être assis dans un bus ou dans une gare, à dormir par tranches de 3h et à délirer de fatigue.

Crevés nous sommes, nous retirer nous allons.

Nous rêvons de vous étreindre mais par ces mots nous le faisons!


Restez belles et restez fortes,

Oui le féminin l´emporte,


Oubliez les bonnes résolutions,

Car elles sont toutes pleines d´illusions,

Reportées dans un futur,

Qui ne prendra pas allure,


Restez justes, restez droites,

Et surtout restez adroites,

Avec les mots qui peuvent blesser,

Ou bien l´amour qui peut aider,


Nous vous souhaitons de bonnes années,

Et de continuer d´rêver!

 

Orasc


 

Par oscaRaph
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 17:07
Oyez braves gens. Voici enfin les nouvelles du monde du bout du monde.
Noël se rapproche à grands pas. Des pas tellement grands d´ailleurs qu’avec les 35°C quotidiens, nous transpirons nos efforts.

Depuis la dernière publication, hormis les photos postées sur le blog, beaucoup de choses se sont passées. Nous avons découvert après 22h de bus depuis Rio la première ville coloniale du Brésil, Porto Seguro. Il y faisait un temps de toilette (pour rester poli) et il nous fût difficile de garder nos vêtements secs.
Dommage d´ailleurs que l´eau qui tombait du ciel ne soit pas de toilette, car après quelques heures enfermés dans un sac plastique en partance pour Itacaré, plus au Nord, le délicat fumet qui se dégageait de nos vêtements nous poussa à envisager une première lessive.
Cette dernière, ou devrais-je dire cette première, a failli faire trop de mousse quand le compère me ramène du produit vaisselle. Reprenant la situation en main, la mienne n´en a pas fait du tout car le produit que j´avais choisi n´était qu’un parfum à tissu facilitant le repassage... Bizarrement, nous n’avons pas envisagé l’achat d’un fer.


Itacaré dans tout ça est une charmante petite ville de surfers et de rastas. Il paraîtrait d´ailleurs que son carnaval ne raisonne qu´au son du reggae, chose unique pour l´état de Bahia qui lui ne résonne qu´à la samba. Nous y avons rencontré des personnages intéressants: Isabelle, ostéopathe québécoise qui nous a offert du sirop d´érable et un massage; Miranda et Camilla, deux anglaises qui ont accepté de partager une chambre de 4 avec nous pour réduire les frais; et Ollie, un autre anglais de notre âge qui nous a accompagné jusqu´à Salvador, d´où il devait prendre un vol deux jours après.
Nous y sommes arrivés très tôt, ce qui nous a permis de voir le Pelourinho (partie historique de la ville, là où nous sommes resté) se réveiller. Les maisons colorées et les rues de pavés nous ont enchanté. Les églises aussi y sont impressionnantes de par leur quantité... Environ 365, soit une par jour de l´année.
Nous avons passé la journée à écrire des cartes postales (toujours en ma possession d´ailleurs!), et à boire de la bière sur une terrasse de café.
Là, un autre Salvador a défilé sous nos yeux, celui du tourisme de masse, à la queuleuleu, tous derrière un guide, l´appareil photo au cou, avec en mémoire les mêmes clichés que dans celui du voisin. Puis, la pauvreté et la mendicité ont pris le dessus. Toutes sortes de babioles étaient à vendre sur les épaules de enfants: colliers, perles, noix de cajou, chou-chou, beignets, comme à la plage St-Tropez. Les plus malins vendaient leurs toiles, leurs talents de jongleurs de noix de coco, ou alors leurs mandalas, qui nous ont captivé. Vidal, celui qui nous a présenté son objet a accepté qu´on le film pendant son explication (la vidéo sera sur le blog dans quelques jours). Il y illustre le monde à sa façon et en portugais; nous espérons que sa voix soit audible et compréhensible. Pour ceux qui ont des notions d´espagnol, il ne devrait pas y avoir à trop froncer les sourcils.

Après une petite heure de repos à l´auberge, nous décidâmes d´aller boire un verre avec Ollie et de rencontrer le Salavador de la nuit. Nous nous sommes vite rendus compte de la chance que nous avons eu de découvrir Rio avec un autochtone, car il aurait fallu à ce dernier de baragouiner une expression bien locale pour dissuader les envahisseurs.
Nous étions assis tous les trois en seules compagnies de nos bonnes têtes de gringos quand arrivaient à la même fréquence que les caipirinhas les mêmes babioles proposées par différents vendeurs. Nous pensions qu´un simple manque d´attention suffirait à les repousser, mais l´un d´eux ne se laissa pas faire. Il s´assit à notre table en nous imposant ses colliers avec une certaine violence, autant dans ses gestes que dans son expression. Après avoir parlé, refusé, reparlé, accepté et payé 10R$ (real au singulier, reais au pluriel) un collier que je ne voulais pas, le type s´en alla, laissant sa place à une autre sorte de pourriture, l´arnaqueur compatissant. Après s´être attribué une partie de notre confiance en jouant le mec sympa, il finit nos boissons et s´éclipsa 3 minutes. Il revint avec 30R$ d´herbe locale que nous lui avions soi-disant commandé et nous réclama l´argent. Nous refusâmes son arnaque mais le petit salaud réussit à nous sous-tirer 3R$ pour des clopes qu´il ne nous livra pas. Après Salavador, nous avons déduit que le meilleur moyen d´éviter les arnaques était d´abord d´éviter les grandes villes.
Nous avons alors décidé après un feuilletage en parallèle de nos deux guides que notre prochaine étape serait dans les terres de Bahia, dans le Parque Nacional da Chapada Diamantina.

Là bas, nous avons fait un trek de 5 jours avec Monique (prononcé Moniki) qui nous a montré des merveilles de la nature préservées de l´homme par l´homme. Le paysage de jungles, de montagnes, les rochers et les plaines avaient tout du grand Canyon américain sauf la couleur. En effet, c´est toujours l´état de Bahia, chaud et humide, donc très vert, et il est facile d´y découvrir une petite source où remplir les bouteilles. Nous nous sommes baignés dans cet eau potable couleur d´or, ce qui fait le plus grand bien après 25km de marche en plein soleil.
Monique nous a fait découvrir 3 endroits fantastiques:

-la vue culminant la Cachoeira Fumaça (cascade fumante), appelée ainsi car l´eau, après les 380m de chute, n´est que vapeur et fumée. Jamais un tel vertige ne m´a fait m´asseoir aussi vite; ce n´était pas seulement dû à la hauteur, mais aussi et surtout à l´espace, à cette vaste étendue de nature à l´état pure qui se perdait jusqu´à la ligne d´horizon. Si vous enlevez les dinosaures et les enclos du Jurassic Park, vous y êtes à peu près.

-une nuit dans une caverne dans la partie du parc qui a été victime d´un incendie le mois passé (le paysage brumeux au petit matin devient mystique et rappel les terres du Gévodan, où la bête serait ici un des jaguars qui habitent les environs, chose peu rassurante lorsqu´on s´y promène seul pour les commissions naturelles. Je me contentais de me rassurer en emportant avec moi la machette de Monique.

-une nuit dans la demeure de vrais autochtones habitant un point blanc sur le paysage vert. Une petite maison avec sa chapelle, où les seuls moyens de s´y rendre sont la marche (à pied ou à cheval) et l´hélicoptère. Les six enfants de la famille qui savent aussi bien manier la machette que l´humour n´ont su dissimuler leur étonnement devant une paire de jumelle, ou en m´entendant gratter des accords à la guitare. Le plus jeune, Isais (environ 4 ans) est naturellement assis en tailleur. Il ne peut utiliser ses jambes et se sert donc de ses mains pour se déplacer. Je n´emploierais pas le mot handicapé car il n´a rien de l´image qu´on pourrait s´en faire. Tout comme sa soeur et ses frères, il a autant de droit de parole, et surtout de droit d´écoute. Ils nous ont démontré tout ça autour du feu quotidien, où le père de 50 ans n´hésitera pas à interrompre ses pensées pour écouter le petit dernier dire ce qu´il a à dire.
L´âge n´était rien, c´était une belle leçon de vie familiale.

Nous sommes repartis mardi soir de Lençois pour arriver mercredi à 4h du matin à Feira de Santana. Là, j´ai amusé Raphaël qui gardait les sacs et me voyait tel une balle de ping-pong entre deux agences de bus détenant les billets magiques, sur lesquels il m´était impossible de mettre la raquette. Il se réjouissait de compter les points. L´agence Bomfim remporta le match en nous renvoyant à Salvador, puis à Macéio comme point final.

Raphaël s´est arrêté à Estancia où il va pour découvrir le petit village de Mangue Seco. Nous nous séparons une petite semaine pour tester notre créativité artistique en solo. Pour ma part, je me suis rapproché de notre prochain point de rencontre, Olinda, prévu le 23 décembre.

Je finis d´écrire ce texte jeudi à 1h du matin à la gare de Macéio. Il me reste quelques heures d´attente avant l´ouverture du point de vente des billets pour Maragogi, et qui sait combien avant le départ du bus. Je resterais dans les environs de cette petite ville au bord de la plage, cahier et guitare en main.

Normalement c´est prévu, mais si nous tardons à vous le souhaiter, Joyeux Noël en maillot de bain!

Ps: Raphaël se voit désolé de ne pas écrire plus souvent, mais son amour pour les ordinateurs lui enlève une bonne partie de la patience nécessaire à taper un texte.
Alors, je cite: “Moi, tout pareil!” Raphaël Baudoin-Casanova.
Par oscaRaph
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 14:10

Bonjour à toutes et à tous.

 

D’abord, je tiens à vous dire que j’ai découvert le fantastique outil qu´est la NewsLetter. Vous vous inscrivez sur cette même page et vous recevrez un mail à chaque nouveauté que nous publieront sur le blog.

 

Pour ce qui est du voyage, nous sommes en retard. Et oui, nous sommes toujours à Rio de Janeiro, mais nous partons très prochainement pour l´état de Bahia. On en aura à peu près pour une vingtaine d´heures très mignonnes de bus, en espérant que le sommeil soit parmi nous.

 

Ces derniers jours, nous avons fait une excursion que mon compère et moi avons baptisé ‘notre voyage de noce’.  Ceci non pas pour annoncer notre mariage, ou une quelconque union fiscale ou sentimentale, mais seulement pour exprimer le fait qu’on se soit craqué le fond du portefeuille.

 

Nous avons loué une voiture pendant 3 jours, et nous avons visité la côte Sud de Rio.

Nous sommes descendus à Paraty, petite ville coloniale faite de rues en pavés aussi désordonnées que l´histoire transpire des bâtiments. Nous y avons passé une nuit et deux repas.

Après, nous avons mis cap sur Mangaratiba, petite bourgade très sympa que les touristes fréquentent exclusivement pour son port qui relie le continent à l´Ilha Grande.

Nous avons passé une nuit pliés en quatre dans la voiture et nous avons acheté deux billets le lendemain matin, car au fond de nous, on restent des touristes...

Même si nous ne sommes pas de ceux qui prennent 15 photos d´un pétrolier immonde qui tâche le paysage, nous attirons quand même les autochtones à venir nous proposer toute sortes d´hébergements qui sont d´après eux, bien mieux et bien moins chers que ceux des voisins.

Nous avons donc découvert une île paradisiaque où les voitures n´existent que pour les pompiers, les flics et les ordures. Le sable blanc, l’eau bleu et limpide et le soleil si chaud que mon dos s´en rappelle nous ont fait adorer le lieu.

 

Sur le retour, c’était plus folklo. La pluie et la houle faisaient tanguer le navire, et les estomacs de certains n’ont pas tenu en place. Pour ma part, c’est parce que je l´avais dans les talons qu´une fois arrivé sur la terre ferme, j´ai pris un sens interdit qu´un policier à remarqué. Il a tâché de me faire comprendre de ne plus recommencer, sûrement par la taille de son fusil anti-aérien qui lui donnait le profil de Rambo.

La pluie continue et nous mettons cap sur Rio, la nuit tombe.

C’est marrant parce qu’on avait lu dans les guides que conduire à Rio la nuit était une expérience , à vivre ou à ne pas vivre, dépendant de la folie de chacun.

Nous avons décidé de la vivre, ou plutôt nous avons été obligés de la vivre, car au moment ou vient l´heure de la pause, les favelas viennent tapisser le paysage. On avait donc le choix, soit on rebroussait chemin pour trouver une pousada hors de la portée des dangers des favelas, soit on continuait jusqu´à notre repère carioca.

Nous étions en train de réfléchir à la prochaine action à mener quand un nid de poule de la taille d´un cratère d´obus ne nous a pas laissé le choix.

Raphaël sort sa tête et voit l´enjoliveur se barrer. On décide de continuer, c’est qu´un enjoliveur. Trente secondes plus loin, c'est un son continu qui fait sortir le tête de Raphaël : « Mec, on a crevé ! » me dit-il.

On a plus le choix, on s´arrête on vide le coffre, on sort le pneu, le cric, le triangle orange et ma lampe frontale que des amies parisiennes ayant une jugeote aiguë m´ont offert avant le départ. Vingt minutes après, on était content de pouvoir rentrer sain et sauf dans la voiture.

 

L´arrivée dans Rio, c´est différent. La nuit, c´est chose commune de ne pas s´arrêter au feux... Aussi, j´ai remarqué en conduisant que les rétroviseurs ne sont là que pour faire flipper. Si tu es sur la bande de gauche et que tu dois chopper la bande de droite à trente mètres, fonce mais ne regarde pas derrière!

Après avoir failli interférer quelques courses de bus en fury et évité à merveille les nids de poules que je voyais venir comme des favelas, nous avons gagné le repère sans aucune égratignure.

 

On vous tiendra au courant de la prochaine escapade, mais mon compère et moi devons maintenant faire les comptes. Une petite claque nous remettra dans le droit chemin!

 

A tres bientôt.

 

Oscar le 21 Novembre 2008

Par oscaRaph
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 12:44

"Ici à Rio, la grandeur du bonheur que perçoivent les gens dépasse largement la taille d´un robinet perçue par un moucheron." Oscar´s Tooth Brush Philosophy!

Le combat entre la misère et le bonheur donne ce dernier vainqueur!

Ce soir grâce à Claudia, nous avons rencontré Raphaël, prononcé Hafaëou, un carioca fils d´un français. Nous sommes allé à un concert de samba. Le fils de Lenine nous a chanté son amour pour cette musique fille d´un melting-pot hors du commun.

Maintenant, à tous ceux qui m´ont mis en garde sur Rio, à celle qui m´a offert une bombe lacrymogène pourrissant maintenant dans une poubelle à Paris, à ceux qui ont imposé à ma tête une fausse image de cette capitale culturelle, je recommande fortement de mettre à jour leur passeport et de franchir la frontière.

A ceux qui m´ont encouragé dans cette entreprise, aux guides du Lonely Planet qui s´égosillent à raconter la magie d´une ville dans laquelle la pauvreté subsiste, à toutes les personnes qui nous aident, mon compère et moi, à vivre pour le mieux et à découvrir la beauté d´une cité que les médias tâchent de violence, je dis merci du fond du coeur, du coeur qui vit ces expériences avec moi, du coeur qui fait la part des choses entre le bon et le mauvais, de ce coeur qui s´ouvre à la vie comme les yeux d´un enfant aux aventures nouvelles.

Je vous aime tous autant que vous êtes... C´est vrai!
Ici, on respecte tellement les gens que les fresques des graffeurs ne s´abîment qu´avec le temps et les éboueurs sont perçus comme des artistes...

On commence une belle leçon de vie, ou devrais-je dire une belle leçon d´humanité?
A vous de (venir) voir!

Oscar le 7 Novembre 2008.



Rassurez-vous nous y sommes et bien en forme!

Ce baptême fut l´un des plus intense dans ma carrière de religieux... et même si je ne le suis pas ce premier jour m´a redonné la foi; avec deux heure de sommeil on peut faire des merveilles!

Ah mes amis si vous saviez comme nous sommes loin de comprendre le sens du mot ''hospitalité''! Claudia nous reçoit comme ses propres fils. Elle et son mari Carlos nous ouvrent leurs bras comme ce ''O christo'' que l´on voit par la fenêtre, perché à 700m et bordé par une végétation luxuriante Il veille sur une population multicolore et tout aussi condensée.
Cette nouvelle vie est tellement bien orchestrée qu' Elle a mis sur notre chemin une professeur de langue; Claudia! Et oui,en plus d'être adorable cette Dame nous enseigne aussi le brésilien avec pédagogie dès qu'elle en a le temps.. D´ici 1 semaine j'éspère pouvoir passer la barrière du language pour voir au-delà de cette belle vitrine...pour cela nous nous sommes imposés 1h de cours tous les matins jusqu'à l'expiration du manuel.

Soyez également rassurés en ce qui concerne l'insécurité; nous sommes bien accompagnés. J´attends un peu pour vous dire qu'il n'y a aucun risque mais pour l'instant ce nouveau monde reste très accueillant..
Dimanche un nouveau baptême s'offre à nous; celui de supporters. Nous sommes invités dans le plus grand stade de foot de Rio pour voir s'affronter Botafogo et Flamengo,deux équipes assez réputées ici.

Enfin dans la rubrique baptême voici la dernière bonne nouvelle; nous allons,en compagnie de Hafaëou,nous jetter dans le vide à l´aide d´une voile appelée delta-plane. N´ayez crainte!..le moniteur est connu et reconnu et notre nouvelle maman ne nous laisserait pas le faire s´il y avait le moindre risque..

Allé, stop à la prévention; place à l´action..

Até logo!!
Raphouniel.

Par oscaRaph
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 11:52

Raphaël a écrit le texte, j'ai fait la musique, on a fait une chanson!

Par oscaRaph
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